Vidéographiste

Réalisant des habillages Télé, des génériques d'émissions, ou des effets spéciaux en tous genres, le vidéographiste évolue dans un secteur en perpétuelle mutation technologique.

A l'aide de puissants micro-ordinateurs, il intervient à l'étape du montage, après le tournage, pour intégrer des effets visuels et sonores aux séquences vidéo. C'est le compositing, ou composition de nouvelles images par transformation d'images existantes. Ce métier n'est pas sans rappeler celui de monteur-truqueur de la vidéo traditionnelle.

Le vidéographiste travaille pour des entreprises de post-production (montage des films et de la bande sonore après le tournage), pour des chaînes de télévision ou des studios de web TV.

Le Métier : mission et tâches

Le vidéographiste utilise des unités de montage virtuel sur micro-ordinateur comme Avid ou Média-100. Ces puissantes stations lui permettent de travailler en temps réel sur des séquences numérisées : copier, couper, coller, effacer, intégrer des transitions, des effets spéciaux, caler la bande son, ajouter un fond sonore…

Il utilise des logiciels tels qu'AfterEffects, leader sur le marché des effets spéciaux sur vidéo numérique.

Jouant un rôle d'infographiste vidéo ou d'animateur 2D ou 3D pour la vidéo, il réalise lui-même certains éléments visuels ou animations à l'aide de logiciels classiques d'infographie (Photoshop, Illustrator...), de création d'images de synthèse ou d'animation (3DS Max, SoftImage...), ou de traitement du son (Cubase...).

Dans certains cas, le vidéographiste peut également commander certains de ces effets à des spécialistes. En tant que monteur-truqueur pour le numérique, il est chargé de prévoir les moyens et le temps nécessaires pour réaliser les effets dans les délais et coûts programmés.

Le vidéographiste est supervisé par le producteur, le réalisateur ou le directeur artistique. Ses interlocuteurs sont d'un côté le monteur, de l'autre les techniciens auxquels sont commandés des éléments particuliers : illustrateurs, animateurs 3D, designers sonores...

Compétences et conditions de travail

Technicité informatique et vidéo, sens de l'organisation, rapidité et souplesse horaire

Le vidéographiste s'appuie sur trois domaines de compétence :

  • la culture graphique et cinématographique ;
  • la connaissance de la chaîne de production vidéo numérique ;
  • la connaissance du montage numérique et des logiciels spécialisés sur les effets graphiques en vidéo.

Ainsi, il doit savoir interpréter les scénarios, bien comprendre la demande, choisir les matériels et techniques à utiliser... et faire preuve de créativité.

Pour planifier le temps de calcul des machines et gérer les contenus, le vidéographiste montre un grand sens de l'organisation technique. Il sait travailler en équipe et obtenir dans l'urgence les informations nécessaires. L'activité étant rythmée par des urgences périodiques (ou charrettes), le vidéographiste doit accepter une grande souplesse dans ses horaires.


Formation et parcours professionnel

Graphiste ou technicien vidéo à l'origine, le vidéographiste travaille par mission dans le secteur audiovisuel

Le vidéographiste exerce une spécialité très récente. Il est souvent jeune, graphiste de formation et d'expérience professionnelle, ayant acquis la connaissance des logiciels spécialisés, dans un second temps, en entreprise ou en formation continue.

Il a parfois été formé d'abord à la vidéo, ce qui l'a amené à découvrir les logiciels de montage et d'effets spéciaux, sur lesquels il s'est spécialisé.

Le vidéographiste travaille habituellement par mission temporaire, suivant la pratique du secteur audiovisuel : il commence le plus souvent cette activité comme stagiaire, avant d'être embauché en CDD, en free-lance ou comme technicien intermittent du spectacle.

Un vidéographiste confirmé peut obtenir une rémunération de 2 300 € bruts par mois, voire davantage. Après plusieurs années d'expérience, il peut envisager de devenir réalisateur ou responsable de production vidéo.